Jean-Marie Le Pen et le Front National :
Les raisons d’une popularité croissante du début des années 1980 à mai 2002,
consacrée par les élections présidentielles de 2002.

 

Version HTML texte d'un rapport rendu dans le cadre du cours European Politics & Society, Concordia University, Novembre 2002

 

Au printemps 2002, après avoir constaté d’une manière quelque peu arrogante l’arrivée au pouvoir du FPÖ de Jörg Haider en Autriche, les Européens assistaient à la première action importante de l’extrême-droite dans un grand pays européen, la France. Au soir du 21 avril, Jean-Marie Le Pen, président du Front National (FN), accédait au second tour de l’élection présidentielle, avec 16,86 % des voix. Vers 22 heures, le sort était décidé : Le Pen allait affronter Jacques Chirac au second tour, le 5 mai. Les journalistes, faisant de leur mieux pour garder leur calme, commentaient les manifestations qui commençaient à prendre forme, pour ensuite durer une bonne partie de la nuit ; les leaders politiques se rejetant la faute sur les plateaux de télévision, des jeunes et des moins jeunes, interrogés dans la rue par les journalistes, faisaient part de leur frayeur. Pendant deux semaines, la France allait connaître une période d’effervescence politique sans précédent depuis des années. Même si la majorité des gens pensaient que M. Le Pen ne pourrait pas être élu président, la pression se faisait vraiment sentir, des débats et des manifestations ayant lieu tous les jours et les mots « FN » ou « Le Pen » étant au cœur des conversations dans toute la France, des autobus de la Martinique aux télévisions parisiennes. Ainsi, l’élection présidentielle de 2002, année du 30e anniversaire du FN, fut une consécration des efforts déployés par le Front National et son « Chef » depuis trois décennies. Nous verrons que la montée du FN, à mettre en parallèle avec la montée de l’extrême gauche depuis quelques années, est due a plusieurs facteurs qui ont toujours interagi entre eux, avec une importance respective variable selon le contexte, pour conduire à « l’apogée » du 21 avril 2002.

Quels sont les facteurs qui expliquent ce gain de popularité?

 

1/ Le Front National depuis sa création et le parcours de son chef

Le Front National fut créé en 1972 par celui qui en est encore le président, Jean-Marie Le Pen. Ce dernier se considère et est considéré par la plupart comme « le Chef » du FN, et même ses adversaires lui reconnaissent un fort charisme qui a certainement beaucoup joué dans la popularité du FN. Ainsi, de nombreux électeurs du FN disent soutenir Le Pen avant de soutenir le FN. Les principaux thèmes du FN sont notamment le traitement de la délinquance (plus de police et rétablissement de la peine de mort), la nationalité et la limitation de l’immigration (pour des frontières fermées et une « préférence nationale », au point d’envisager la rapatriation de miliers d’immigrés vers leur pays d’origine) et la famille (défendre la famille « traditionnelle », en étant ouvertement homophobe et opposé à l’avortement).

Le Pen, malgré ses 73 ans, semble rester un élément inébranlable dans le champ politique français. Avant la création de son parti, il avait, entre autres, été élu député dès l’âge de 27 ans, en militant pour le mouvement de Pierre Poujade, les « poujadistes », qui fondaient notamment leur programme sur la défense des petits indépendants (artisans, commençants…) et la baisse des impôts, particulièrement pour ces catégories. Petit à petit, Le Pen est passé du « pirate poujadiste » au politicien fréquentable, bien que le fait de le fréquenter ne soit tout de même pas à dévoiler ; les élections régionales de 1998 ont bien témoigné de cette ambiguïté qu’ont les politiciens, particulièrement à droite, vis-à-vis de Le Pen et du FN.

Concernant l’évolution du FN, avant le début des années 1980, le FN est resté marginal dans la politique française, n’obtenant généralement pas plus de 1% des votes. Puis, aux élections européennes de 1984, le FN obtint 11% des votes, et environ 10% aux élections législatives de 1986 et 1988. Aux élections présidentielles de 1988, il obtint plus de 14% des voix. Aux présidentielles de 1995, le FN a recueilli plus de 15% des votes. Puis, suite aux élections régionales de 1998, le FN fut au cœur du scandale : dans plusieurs assemblées régionales (en Rhône-Alpes, en particulier), la droite « classique » n’avait pas assez de sièges pour obtenir une majorité, ce qui a conduit plusieurs candidats de droite – principalement du RPR – à accepter les voix du FN lors de l’élection du président de Région. En janvier 1999, le départ du numéro-deux du FN, Bruno Mégret, suite à des luttes internes, devait, selon certains, achever le Front National, mais la baisse de popularité de l’extrême droite ne fut que temporaire ! Mégret fonda son mouvement, le FN-MN , qui devint en octobre 1999 le MNR (Mouvement National Républicain) et, tout en restant la deuxième force d’extrême-droite, fut complètement marginal lors des présidentielles de 2002.

En 2002, l’élection présidentielle a été une sorte d’apogée pour le FN, mais les voix qu’il a reçu au premier tour n’étaient en réalité pas plus nombreuses que celles qu’il avait reçu au premier tour de l’élection présidentielle de 1995. La différence réside dans le contexte politique du printemps 2002, qui a fait que Le Pen ait pu accéder au second tour avec moins de 17% des suffrages seulement. La hausse de popularité du Front National n’a donc pas été brutale entre 1995 et 2002, mais elle a été progressive, à partir du début des années 1980. Outre la popularité de Jean-Marie Le Pen, quelles sont les raisons qui peuvent expliquer cette montée ?

 

2/ Les raisons similaires à d’autres pays européens et vécues d’une manière particulière en France.

Tout d’abord, il est impossible d’ignorer le phénomène dit du « tous pourris », consistant en un rejet massif de la politique et des politiciens de la part de nombreux électeurs. Dans les autres pays européens où l’extrême-droite a progressé, le « tous pourris » est de plus en plus fort, se fondant souvent sur de divers scandales plus ou moins étouffés par les gouvernements en place. Face à ce rejet de la politique en général, les partis populistes comme le FN, le FPÖ, ou la liste Pim Fortuyn aux Pays-Bas, cherchent à s’attirer les voix des électeurs lassés, en tenant un discours certes irréaliste et xénopobe, mais surtout, différent. Ainsi, le Front National se présente comme un « parti contre les partis », Le Pen dénonçant régulièrement la « bande des quatre » , qu’il accuse d’être corrompue et responsable de « l’énorme bureaucratie qui étouffe les Français ». En réalité, il y a effectivement une certaine convergence dans les positions des différents partis parlementaires français. Le thème de l’Europe, tout comme plusieurs autres sujets importants, a divisé les partis, les différents traités européens et internationaux signés par la France ont peu à peu contraint cette dernière à respecter de plus en plus de dispositions d’origine internationale ; la marge de manœuvre des politiciens français s’en trouve nécessairement réduite. Ainsi, entre leurs divisions internes et la réduction de leur marge de manœuvre, les partis traditionnels perdent de leur crédibilité, et les partis extrémistes (à droite comme à gauche), qui rejettent le système en bloc, en gagnent. Le vote FN apparaît alors comme un vote pour le « changement » ou comme un vote « contestataire », choisi pour montrer son rejet du système politique en général. De nombreux témoignages, particulièrement dans les régions où le FN a réalisé de bons résultats en avril 2002, illustrent cette conception, qui se retrouve, de manière générale, dans les pays européens où le vote d’extrême-droite est élevé. Beaucoup de gens, interrogés par les médias, ont en effet répondu : « si j’avais su que Le Pen risquait de passer au second tour, je n’aurais pas voté pour lui ! », et , en effet, dans de nombreuses communes, les votes FN ont été moins nombreux au second tour qu’au premier.

D’autre part, le contexte socio-économique, qui a souvent servi par le passé à expliquer la popularité des mouvements extrêmes, peut expliquer en partie les bons résultats du FN à la présidentielle de 1995, puisque cette année là l’Europe sortait tout juste d’une période de récession économique, mais en 2002, la France venait au contraire de connaître cinq années de bonne croissance, avec un chômage passé de 12% en 1997 à 9% en 2002. Cependant, hormis les performances économiques, un facteur a crû d’une façon inquiétante en cinq ans : la délinquance. Nous verrons par la suite que la manière dont elle a été traitée par les politiciens et par les médias a certainement eu un rôle plus important que son existence même, mais il ne peut être nié que la montée de la délinquance en elle-même, particulièrement entre 1997 et 2002, a eu des répercussions sur le vote des Français.

Mais ce qui semble inquiéter une bonne partie des Français et d’Européens, au delà de ces préoccupations concrètes, semble être leur identité. Entre l’immigration, que certains nomment « invasion », et le pouvoir croissant de l’Union Européenne, beaucoup d’électeurs du FN cherchent un repli sur l’idée de nation. Un certain nombre d’Européens perçoivent négativement l’immigration : en France, celle des Maghrébins est particulièrement visée. D’autre part, beaucoup d’Européens, de manière générale, ne font pas confiance à l’Union pour résoudre leurs problèmes, et voient la souveraineté de leur pays de plus en plus partagée avec « Bruxelles », peuplée de « lointains bureaucrates qui ne connaissent rien au terrain ». Ainsi, Le Pen veut éloigner la France de l’Europe, pour que la France retrouve sa souveraineté, ce qui passe notamment par le retrait de la France de la zone euro et le retour au franc.

 

3/ Les raisons propres à la France : facteurs structurels et facteurs conjoncturels

Les raisons pouvant servir à expliquer la percée du FN et propres à la France sont tout d’abord de nature structurelle : le mode de scrutin, la dyarchie de l’exécutif, qui permet la « cohabitation », et l’absence d’un grand parti de tendance nationaliste crédible sont en question. Premièrement, en France, le mode de scrutin, aux élections présidentielles, est censé permettre, au premier tour, de voter « avec le cœur », alors que le second tour est plutôt un vote de raison. Ainsi, en 1995 et en 2002, une grande proportion de Français indécis, certains que le FN ne serait pas présent au second tour, n’ont pas hésité à voter Le Pen pour marquer leur rejet de la politique en général. En 2002, cette tendance des indécis à voter pour le FN a été forte, d’où les grandes erreurs de la plupart des sondages, qui n’ont pas su la détecter. Deuxièmement, la dyarchie de l’exécutif français, qui signifie que l’exécutif a deux têtes (le Président de la République et le Premier Ministre), consiste à élire d’une part le Président au suffrage universel, et à nommer d’autre part le Premier Ministre : le Président nomme le Premier Ministre en fonction de la majorité à l’Assemblée nationale. Cela conduit à des périodes de « cohabitation », lorsque la majorité à l’Assemblée est différente de l’appartenance politique du Président. Entre 1997 et 2002, le Président Chirac (droite) a dû composer avec le Premier Ministre Lionel Jospin (socialiste), tout comme entre 1993 et 1995, le Président Mitterrand (socialiste) avait dû nommer Édouard Balladur (droite) comme Premier Ministre . Il est donc souvent reproché au système de cohabitation de brouiller les cartes, de créer un mélange malsain qui trouble les perceptions des Français quant aux différences entre les différents partis politiques. Ainsi, la cohabitation peut conduire à une montée de popularité des extrêmes, en alimentant les votes contestataires. Enfin troisièmement, il n’existe pas en France de grand parti crédible ayant fait de la Nation son crédo. Ainsi, il n’existe pas de parti important qui pourrait être capable de capter les voix des souverainistes anti-européens ou des électeurs qui se sentent préoccupés par l’identité nationale. Il y a certes eu des tentatives, comme celle de Charles Pasqua avec le Rassemblement Pour la France (RPF) ou celle de Jean-Pierre Chevènement, considéré comme « gaulliste de gauche », mais l’un et l’autre n’ont réussi à obtenir qu’une popularité aussi fragile qu’éphémère (le RPF aux européennes de 1999, et Chevènement quelques mois avant les présidentielles de 2002). Ainsi, des Français qui se sentent de loin Français avant de se sentir Européens ou qui veulent simplement s’opposer à la progression de l’Union Européenne, ou les Français qui accordent une grande importance aux idées d’ordre et de tradition, pensent ne pas avoir d’autre choix que de voter pour l’extrême-droite (le FN de Le Pen ou le MNR de Bruno Mégret). Le RPR se rapproche parfois de ces idées, mais sa composante libérale et pro-européenne est de plus en plus influente, au détriment de sa composante gaulliste plus proche des idées de nation et de tradition. Par conséquent, les idées d’ordre, de tradition et de nation ont été peu à peu, depuis le début des années 1980, accaparées par le Front National.

D’autre part, la France souffre d’une crise de son identité ; même si ce phénomène peut se retrouver dans d’autres pays européens où l’extrême-droite est populaire, il s’exprime d’une manière particulière en France, car celle-ci a progressivement adopté un « modèle républicain », fondé notamment sur l’intégration des minorités. Ainsi, les minorités « trop » visibles exaspèrent de nombreux Français qui supportent mal les différentes conséquences des carences de « l’intégration à la française », comme le problème des « cités », peuplées majoritairement d’immigrés, et où les taux de chômage et de délinquance sont nettement plus élevés qu’ailleurs. Ces difficultés liées à l’immigration sont un argument idéal pour le FN, qui soutient depuis sa création que l’immigration est néfaste, sachant qu’il y a plus de 3 millions d’étrangers en France (sans compter les Français « naturalisés »), pour la plupart d’origine nord-africaine. Ces questions ethniques vont de pair avec les questions religieuses, quand les religions (l’islam, essentiellement) peinent à s’accomoder avec la laïcité française (idée illustrée par les différentes affaires, comme celle du « voile islamique » porté en classe ou de la construction de nouvelles mosquées, à l’origine de nombreux débats).

Ces raisons « structurelles » que l’on peut retrouver à chaque élection importante sont allées de pair, particulièrement en 2002, avec des raisons de nature conjoncturelle, qui tiennent essentiellement au contexte politique de la deuxième moitié 2001 et de début 2002. D’une part, l’attitude de la gauche, d’autre part, le thème rebattu de « l’insécurité », puis le rôle des sondages. Concernant la gauche, elle s’est présentée à cette élection de manière très divisée, avec la présence de plusieurs petits partis de gauche autour du Parti Socialiste mené par Lionel Jospin. Il est clair que, mathématiquement, M. Jospin aurait pu accéder au second tour, en dépassant les 16,86 % de Le Pen, si seulement un de ces petits partis l’avaient soutenu au lieu d’envoyer leur propre candidat. D’autre part, Lionel Jospin a mené selon la plupart des analystes politiques une campagne peu crédible, qui faisait suite à un bilan certes plutôt bon mais qui se finissait de façon terne. D’autres disent que beaucoup de Français, même parmi ceux qui l’avaient soutenu en 1997, étaient simplement lassés de le voir, recherchant en fait plus l’alternance, le changement, qu’un autre parti précisément (ce qui peut expliquer que le RPR de Jacques Chirac, en 2002, n’ait même pas obtenu 20% des votes !) Ainsi, une bonne partie des « déçus du socialisme », quand ils ne se sont pas tourné vers les petits partis de gauche, n’ont pas souhaité se tourner vers la droite, et ont préféré s’abstenir ou… voter FN (ou extrême-gauche).

Concernant « l’insécurité », thème sur lequel Lionel Jospin a reconnu durant sa campagne avoir été naïf en n’en tenant pas compte, il est indéniable que ce thème a joué un rôle-clef dans l’accession du FN au second tour. Le Pen, lui, traite « d’insécurité » et de « rétablissement de l’ordre » depuis plus de 20 ans, alors que la droite parlementaire s’y est attaché seulement quand les médias ont décidé de lancer leur campagne sur ce thème (vers mi-2001), et que les socialistes, eux, n’en ont tenu compte que quelques mois avant ! Ainsi, sur ce thème, la droite a paru nettement plus crédible que la gauche, mais le plus crédible était toujours Le Pen qui, lui, a réussi à donner une place centrale au thème de l’insécurité, bien relayé par la droite et par les médias. Outre le traitement politique de l’insécurité, il semble que les médias aient joué un rôle considérable dans la mise en place de la « psychose » de l’insécurité favorisant le vote FN. Progressivement jusqu’à l’élection du 21 avril, le thème de l’insécurité a pris de plus en plus de place dans les médias, particulièrement chez le plus influent, la télévision. Ainsi, plusieurs électeurs du FN admettent qu’ils n’ont jamais été confrontés à la délinquance, mais qu’ils la vivent et la subissent par l’intermédiaire de la télévision, principalement. Les journalistes de la télévision ne visaient certes qu’à informer et à relayer la hausse, toute réelle, de la délinquance en France, mais le caractère répétitif et dramatique de l’information faite sur cette criminalité montante n’a sans doute pas fait perdre d’électeurs à l’extrême-droite qui promet depuis des années de « rétablir l’ordre ».

D’autres ont à l’époque accusé les sondages, et les abstentionnistes. Il semble en fait que les sondages n’aient pas un rôle si fort, mais ils ont tout de même certainement été pris trop au sérieux par ceux qui les ont présentés et par les électeurs eux-mêmes. Plusieurs fois par jour, il était ainsi aisé de lire ou d’entendre « Jospin sera au second tour », et quasiment aucun sondage n’accordait plus de 14% à Le Pen . Selon les instituts de sondage, la principale erreur qu’ils ont commise est d’avoir sous-estimé la proportion d’indécis qui risquaient de voter pour le FN. D’autre part, l’abstention, qui résulte du rejet de la politique évoqué plus tôt, a très probablement favorisé le FN car elle était plus forte dans les catégories traditionnellement peu prêtes à voter FN (particulièrement les jeunes).

* * *

Ainsi, de nombreuses raisons peuvent expliquer la montée de l’extrême-droite en France, et particulièrement le résultat marquant du 21 avril 2002. Tous ces facteurs fonctionnent en interaction et ne peuvent donc être analysés séparément. Entre le premier et le second tour, le 5 mai, l’abstention a chuté et, pour la première fois depuis des années, les Français se sont, en masse, intéressés à la politique. On parlait alors de « renouveau démocratique », les partis bénéficiant alors d’un record d’adhésions. Mais lors des élections législatives qui ont suivi en juin, les Français semblaient à nouveau se désintéresser (mais les enjeux étaient moindres et beaucoup d’électeurs ne voulant pas voir une nouvelle cohabitation, le vote à droite semblait inéluctable)… Lors des prochaines grandes élections, certains politologues prévoient que les Français voteront plus avec leur raison qu’avec leur cœur dès le premier tour, d’autres pensent que les sondages seront plus prudents et surestimeront peut-être même l’extrême-droite pour éviter une nouvelle situation de ce genre. La montée de l’extrême-droite, en France comme dans le reste de l’Europe, est sans doute un phénomène durable mais que des évolutions pourraient enrayer.

TMD.


BIBLIOGRAPHIE

- C. LAUDET et R. FOX, La Vie politique en France aujourd'hui, Manchester University Press, 1995) ;
- Jean-Marie Le Pen se présente en “candidat des Français libres”, article du Monde du 23 avril 2002 ;
- Jean-Marie Le Pen, le cathodique, article du Monde du 14 avril 1995 ;
- www.frontnational.com et www.jeanmarielepen.info ;
- www.monde-diplomatique.fr ;
- www.zetapress.com

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